Ce jeudi 26 septembre se tenait le conseil métropolitain, entre les murs de l’amphithéâtre de la Métropole Aix-Marseille-Provence. C’est de Martine Vassal, présidente LR de l’institution, qu’est venue l’annonce la plus retentissante. « J’ai demandé aux services de refaire une étude plus poussée sur le devenir de la troisième tranche du boulevard urbain sud » a-t-elle déclaré devant l’assemblée.

Elle s’en est expliquée ainsi : « J’ai demandé aux services de revoir les choses pour que les espaces, la qualité de vie soit préservés », ajoutant : « on ne peut pas lancer du tout-voiture, on ne peut enlever des arbres du paysage ». Sans formellement enterrer la dernière partie du projet, cette annonce constitue néanmoins un coup d’arrêt pour celui-ci, alors que la livraison de la dernière partie du boulevard devait être achevée à l’horizon 2022. A six mois d’élections municipales où le thème de l’écologie est déjà central, cette déclaration est tout sauf anodine.

Le plan climat air énergie a été adopté

De ce conseil de métropole, on retiendra également l’adoption du « plan climat air énergie ». « Ce n’est pas suffisant, mais c’est un bon début » a commenté Martine Vassal, en réponse à une intervention de Nouriati Djambae, conseillère métropolitaine EELV (Europe Ecologie Les Verts). Ce plan, décomposé en cinq ambitions, 13 axes et 100 actions, se veut une feuille de route ambitieuse pour la Métropole en matière d’écologie, et a été voté au-delà de la majorité politique de Martine Vassal.

En ce qui concerne la gratuité des transports métropolitains, celle-ci n’a pas trouvé grâce aux yeux de la majorité, malgré les arguments avancés par les conseillers territoriaux du Pays d’Aubagne et de l’Etoile – où se pratique déjà une telle gratuité. Enfin, le rapport 71, qui portait sur la mise en oeuvre du décret n°2017-835 relatif aux logements locatifs sociaux, a été adopté – non sans qu’un amendement porté par l’opposition ait été écarté. Au final, la Métropole – dont c’est la prérogative – proposera cette année 27 communes à l’exemption du quota de logements sociaux fixé par la loi SRU (Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains).

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