120592954_3298277053623986_6538704399536157602_o

 

La grande diversité des réactions au “vote” en AG de la confédération des CIQ de Marseille en faveur de la continuation du Boulevard Urbain Sud montre à quel point les principes même de l’organisation et du fonctionnement de ces instances interrogent. En effet, plusieurs président(e)s de CIQ expliquent qu’ils n’étaient pas à cette AG ou alors qu’ils n’étaient pas d’accord avec les modalités de sa tenue et enfin, pour certain(e)s d’entre eux(elles), qu’ils se sont toujours battus à nos côtés contre le Boulevard Urbain Sud, et notamment celles et ceux des CIQ des quartiers concernés par le projet. Se pose bien, alors, la question de la validité de ce “vote” lors de cette AG dont la Provence rend compte comme s’il s’agissait du verdict complet et définitif de l’ensemble des habitants. Ce “vote” n’a en fait aucune légitimité sur le projet du Boulevard Urbain Sud. Et c’est le rôle de CANBUS de le dire et d’alerter les Marseillais sur ce point, loin de toute volonté polémique stérile.

 

 

Nous publions ci-dessous, la réponse de Madame Martine Cros, présidente de notre association “Sauvons la Mathilde”, aux déclarations concernant le Boulevard Urbain Sud de Jean-Marc CHAPUS, président de la confédération des CIQ de Marseille (la Provence du 28 septembre 2020) :
“Je connais des CIQ sensibles aux questions de cadre de vie et d’environnement et d’autres qui ne le sont pas, ou qui à tout le moins, ne suscitent pas de débat autour de ces questions, allez savoir pourquoi…
N’oublions pas que chaque CIQ est constitué en association loi de 1901 et qu’il fonctionne avec la bonne volonté d’un plus ou moins grand nombre de bénévoles qui ne représentent pas nécessairement le point de vue de la majorité des citoyens d’un quartier.
Venons-en à la déclaration du président de la confédération des CIQ rapportée par la Provence.
Je suis attristée par la pauvreté de la réponse de Monsieur CHAPUS.
La confédération s’est prononcée pour la continuation du BUS, « car laisser un morceau tel quel n’a pas de sens ». J’ai toujours entendu dire par les supporters du BUS que la première tranche du BUS était nécessaire pour permettre l’urbanisation du Vallon de Régny.
Cette tranche est désormais réalisée, cela signifie-t-il que nécessairement il faut continuer ?
Je voudrais rappeler les points principaux qui motivent l’opposition de CAN BUS à la poursuite de la réalisation du BUS :
1. Destruction d’espaces verts nécessaires aux marseillais pour pouvoir continuer à respirer et lutter contre la chaleur excessive que nous avons connue en été ces dernières années : Jardin de la Mathilde, jardins familiaux Joseph Aiguier, pinède du Roy d’Espagne, représentant presque 10 hectares d’espaces verts cultivés ou boisés.

2. Absence d’étude de fonctionnement des carrefours dont le dossier d’enquête publique reconnaît qu’ils seront saturés aux heures de pointe dès leur mise en service, ce que l’on peut déjà constater au carrefour Florian

3. Construction d’un énorme carrefour à de Lattre de Tassigny qui créera une rupture dans le quartier de Mazargues.

4. Augmentation de la saturation automobile de l’accès aux Calanques par la Pointe-Rouge.

5. Dégradation de la qualité de l’air tout au long du tracé du BUS, qui jouxtera des crèches, des établissements scolaires et pour personnes âgées…

6. Risques accrus d’incendie pour les zones boisées traversées, notamment au Roy d’Espagne, aux portes des Calanques.
De plus, sauf si le journaliste a tronqué la réponse de M. CHAPUS, je trouve court que ce dernier limite son propos à souhaiter qu’une trémie puisse être construite pour limiter les nuisances sur le parc de la Mathilde. La trémie détruirait quand même le jardin et cela nous ne le voulons pas ! La survie du parc de la Mathilde n’est qu’un des éléments de la lutte que nous menons pour sauvegarder la coulée verte qui devrait être éventrée par la création du BUS.”

One thought on “C I Q : Comité d’intérêts de quartier. On peut en douter?

  1. Les ciq non concernés sont bien sur d’accord pour la continuation du bus vers le sud. C’est évidemment non souhaitable vu l’impact environnemental du projet. Cependant, le mal est fait jusqu’au bd du Cabot et il faudrait aménager ce semblant de rond point à son extrémité qui est actuellement accidentogene depuis la mise en sommeil des feux tricolores

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *