Dans « la Provence » du mercredi 18 juillet, un article sur les plages interdites après l’orage de lundi dernier. Le journaliste lui a donné comme titre « Noyade pour les plages marseillaises ». C’est amusant et ça fait partie du folklore marseillais.

C’est également triste. Nos édiles ne justifient-ils pas la fermeture de certaines piscines municipales l’été par le fait qu’il y a la mer et les plages de Marseille ?

Mais ce n’est pas sur cet aspect que je veux commenter cet article très instructif.

On y apprend, en effet, que GUY TEYSSIER, alors président de la Communauté Urbaine (CUM), ancêtre de la Métropole, a signé en 2014 un contrat de plus de 186 M€ pour améliorer la qualité des milieux aquatiques et ainsi éviter l’interdiction à la bignade des plages du sud de Marseille à une échéance de 4 ans ( ce qui nous amenait à 2018).L’ambition était de faire de Marseille la capitale des plages propres.

Cela nous a valu les travaux de la station d’épuration sous le stade Ganay (54 M€), avec toutes les nuisances causées par sa construction. Mais cela n’a pas empêché  l’interdiction de la baignade lundi 16 juillet 2018, 10ème de la saison (eh oui, la fin du printemps et le début de l’été ont été pluvieux !), interdiction plus ou moins respectée, d’ailleurs, dés lors qu’on est plus sur des plages surveillées.

On se déconsidère à porter des projets coûteux qui, en fin de compte, ne servent à rien.

Monsieur TEYSSIER n’a-t-il pas été jusqu’en 2014 le maire des 9ème/10ème arrondissements de Marseille ? N’est-ce pas lui qui a donné, dès son élection à la CUM, un coup d’accélérateur au projet du Boulevard Urbain Sud ?

Il ne faudrait pas que dans 10 ans, il vienne nous dire que le BUS n’a pas pu désengorger les quartiers Sud, ce que nous savons déjà, qu’il n’a pas résolu les problèmes de circulation à la Pointe Rouge, bien que M. MORAINE y réfléchisse depuis peu (il n’est jamais trop tard pour bien faire) et qu’en conclusion on a sacrifié pour rien toute la trame verte pour laquelle nous nous battons.

Un bon argument pour maintenir la mobilisation citoyenne contre le projet actuel du BUS et inciter les décideurs et les techniciens de la Métropole à travailler sur un projet alternatif du XXIème siècle.

One thought on “Leçons à tirer pour l’avenir des grands projets qui font < plof >

  1. je viens de lire l’article de ci-dessus, justement, aprés avoir lu le commentaire d’ un journaliste

    dans la Provence du 23 courant, au sujet des embouteillages monstrueux qui comme toutes les
    années ,ont eu lieu la veille à la Pointe rouge.Ce journaliste dit , trés clairement,q’avec l’arrivée du BUS,
    la situation sera catastrophique .Que faut’il faire pour que les politiques comprennent enfin que cette
    solution nous emméne droit dans le mur.

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