Ecole Nationale d’Architecture de Marseille 2015-2016   Directeur d’Etudes Jean Marc HUYGEN

Cadre pédagogique du studio <<relation§sobriété>>,département H21

IMG_0189 (Copier)Le Departement H21:(habiter le monde,penser la decroissance au 21iem siècle),est l’un des quatre departements constituant le master d’architecture de l’ENSA-M.  Si l’homme a cru à des ressources inépuisables,l’architecte d’aujourd’hui doit faire avec le solde: de l’énergie, de la matière,de l’espace,du temps et un savoir en quantités limitées.

Comment diviser par quatre l’empreinte écologique actuelle de 5ha/habitant en europe? Quels dispositifs architectoniques peut-on développer,tant au niveau des usages et des pratiques collectives,du bâtiment,de la ville et du territoire?

Pour contribuer au débat suscité par ces interrogations,le département H21 explore la décroissance, la simplicité volontaire conduisant à plus de bien-être(individuel,collectif,ecosystémique),moins de consommation et plus d’attention aux autres. A travers des références structurées de la production architecturale,il explore des méthodes et stratégies de projet fondées sur des rencontres interdisciplinaires. Les situations sont analysées,pensées et produites dans un contexte économique,environnemental,social et culturel:  compléter ou renégocier ce qui éxiste; construire mieux avec moins,en combinant techniques traditionnelles et innovantes; concevoir autrement pour fabriquer le monde de demain,contraint mais biotique.

IMG_0200 (Copier)Le studio << relation§sobriété>> est l’un des quatre atelier de projet de H21 explorant chacun une direction parmi les questions débattues dans le département . Maître mot du studio:la relation est le rapport entre deux objets tel que chacun y trouve un intérêt,avec une influence mutuelle mais non nécessairement convergente. Ainsi  la fabrique architecturale et urbaine peut etre pensée à partir des relations entre les choses (êtres vivants,espaces,bâtiments,matériaux,quartiers…)avant les choses elles mêmes.

Cette méthode vise l’efficacité,en diminuant dépense de matière,perte de temps et d’espace,dégradation humaine et biologique.Pour adapter l’existant à de nouvelles attentes,il est moins coûteux de travailler sur le moins organisé que sur le déjà- stable.

Dans le paradigme de soutenabilité,un nouvel objet prend en compte conjointement ses impacts environnementaux,économiques,sociaux et culturels.Il n’est donc pas objet pour lui- même mais objet-conséquence d’impacts ou de relations-causes.

Enfin,un objet autonome participe à une « société d’objets »:individus dans un quartier,bâtiments dans un îlot,matériaux assemblés,….:une architecture locale dans un monde global.

IMG_1159 (Copier)Le cadre du projet:Le quartier du Cabot ,dans le 9iem arrondissement de Marseille,affronte un projet métropolitain: le futur<<boulevard urbain sud>>va amputer,outre d’autres jardins et terrains en friche , son « Parc de la Mathilde »,le seul réel espace public dans ce quartier essentiellement résidentiel.                   C’est l’occasion de repenser le quartier pour le mener vers plus de frugalité . Pour cela,on part de l’hypothése de la fragmentation de la ville étendue et diffuse en entités plus petites et clairement définies rendant les usagers responsables car conscients de leur territoire et du territoire. En Catalogne, Salvador Rueda fragmente Barcelone en super-ilots.En Toscane ,Alberto Magnaghi théorise les villages urbains   qui tendent à l’auto-soutenabilité :   l’approche territorialiste se référe à la construction d’un systéme de relations vertueuses entre les trois composantes du territoire que sont le milieu naturel,le milieu construit et le milieu proprement humain.

Pour tendre vers ce super-îlot ou ce village urbain du Cabot,cinq pilliers ont été définis:                       la centralité (permettant l’identification),la complexité (conduisant à la résilience),la production locale (suggérant l’emploi et l’autosuffisance),le maillage (donc la continuité du territoire,nature ou mobilité humaine),la lisiére(donc la relation aux autres villages et un paysage).Ces enjeux sont complémentaires mais ils constituent chacun un objectif préalable de projet.

Chaque projet s’installe sur un site susceptible d’avoir un impact maximal quant au développement organique du super-îlot.Et chaque projet tente,bien sûr,de mettre en oeuvre les principes largemant débattus dans le studio:vivre ensemble dans la diversité et la démocratie;responsabilité et participation;biodiversité et préservation de l’eau;réduction de la consommation de matiére et d’énergie;réduction des pollutions et des déchets ;etc….  Si le studio est un lieu collectif de travail et de discussions, chaque étudiant(e) a développé sa propre problématique conduisant à un programme spécifique,à une manière personnelle d’intervenir sur l’espace public ,à une posture de reconnaissance de ce qui existe.

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